Madame le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants du personnel,
Mesdames et Messieurs les directeurs, chefs de service, encadrants,
Chères collègues, chers collègues,
Je prends aujourd’hui la parole avec une émotion particulière. Il est des annonces que l’on prépare avec des mots, mais que l’on prononce avec une part de soi. Celle-ci en fait partie.
Je cesserai mes fonctions de Directeur général des services de la commune d’Argelès-sur-Mer le 30 septembre prochain. Compte tenu du nombre important de congés qu’il me reste à solder — ces dernières années, je n’ai que très rarement pris plus d’une semaine de congés par an — je suis désormais placé en congés. Madame le Maire vous présentera les modalités de l’organisation intérimaire qu’elle souhaite mettre en place, puis, à la rentrée, la nouvelle organisation des services et les conditions dans lesquelles la responsabilité, considérable et exigeante, de la direction générale sera confiée à un nouveau collègue.
Je veux vous dire d’emblée que je fais confiance à Madame le Maire pour conduire cette transition dans l’intérêt de la collectivité. Je fais également confiance à chacune et chacun d’entre vous pour assurer, comme vous l’avez toujours fait, la continuité du service public avec professionnalisme, dignité et loyauté.
J’ai toujours défendu l’idée que les politiques publiques se succèdent ; les services demeurent. Et parce qu’ils demeurent, ils garantissent la continuité, la neutralité et l’effectivité de la République au quotidien.
Avant tout, vous dire merci
Avant de parler de chiffres, de projets, de budgets ou d’organigrammes, je veux parler de vous.
Je veux remercier les agents des services techniques, de la police municipale, du CCAS, de France Services, des écoles, de la petite enfance, de la culture, du sport, de l’animation, de l’état civil, de l’urbanisme, de l’environnement, de la communication, des ressources humaines, des finances, du juridique, de l’informatique, des assemblées, de l’accueil, des moyens généraux, du port, du camping, de la mobilité, de l’Office municipal de tourisme, de l’École municipale de musique — et toutes celles et ceux que je ne pourrais citer sans risquer d’en oublier.
Vous êtes plus de quatre cents agents à faire vivre une commune dont la population permanente ne dit rien, à elle seule, de la réalité de sa charge de centralité, de sa saisonnalité et des services qu’elle doit assurer. En été, Argelès devient une ville de près de 150 000 habitants. Elle accueille des millions de nuitées, une activité économique intense, des risques accrus et des attentes considérables. Derrière chaque service ouvert, chaque intervention, chaque manifestation, chaque arrêté, chaque paiement, chaque accueil, chaque secours et chaque projet, il y a votre travail.
Ce travail est souvent discret. Il est parfois invisible précisément parce qu’il est bien fait. Une ville propre, un accueil qui fonctionne, une paie juste, un marché sécurisé, une école ouverte, un véhicule réparé, un événement organisé, un usager accompagné, une plage surveillée, une personne vulnérable soutenue : tout cela paraît aller de soi jusqu’au jour où cela ne fonctionne plus. Si Argelès fonctionne, c’est parce que vous êtes là .
Vous avez répondu présent dans les crises
Notre mandat administratif n’a pas été un long fleuve tranquille. Nous avons connu la crise sanitaire et ses contraintes inédites. Il a fallu protéger, adapter, organiser, rassurer et maintenir le lien avec la population alors même que chacun était personnellement inquiet pour sa santé et celle de ses proches.
Nous avons connu l’incendie d’août 2023. Je n’oublierai jamais la mobilisation spontanée des agents, l’ouverture des salles refuges, l’accueil des personnes évacuées, l’aide aux sinistrés, la coordination avec les secours et, dès les heures suivantes, le relais organisé par la commune et l’Office municipal de tourisme pour guider les victimes dans leurs démarches. Dans ces moments-là , les fiches de poste ne suffisent plus : il faut de la solidarité, du courage, du discernement et une conscience aiguë de l’intérêt général. Vous avez eu tout cela.
Nous avons subi les conséquences de la guerre en Ukraine, l’explosion des prix de l’énergie, la hausse généralisée des matières premières, des fournitures, des travaux, des assurances et des taux d’intérêt. Nous avons dû préserver les services, réviser des projets, renégocier, chercher des financements et continuer à investir dans un environnement devenu beaucoup plus instable.
Nous voyons désormais grandir les inquiétudes liées aux finances publiques nationales, à la dette souveraine de la France et à la réduction probable des capacités d’intervention de l’État. Ces contraintes ne resteront pas abstraites : elles atteindront les collectivités, leurs recettes, leurs investissements et, par conséquent, les services rendus aux habitants.
À chaque étape, vous avez tenu. Vous n’avez pas seulement exécuté des consignes : vous avez proposé, inventé, compensé, sécurisé et parfois réparé dans l’urgence ce que les crises avaient désorganisé. C’est cela, une administration solide.
La fonction publique : notre force et notre dignité
Le mot « fonctionnaire » dit l’essentiel de notre mission : nous exerçons une fonction au service de l’intérêt général. Nous ne sommes pas les agents d’une personne, d’un parti ou d’une circonstance. Nous servons les institutions de la République et nous mettons en œuvre, avec neutralité et loyauté, les politiques décidées par les autorités démocratiquement élues.
Cette neutralité n’est ni de la froideur ni de l’indifférence. Elle est une discipline, une éthique et une garantie. Elle permet à l’administration de traverser les changements politiques sans rompre la continuité du service public. Elle protège les élus, les agents et les citoyens. C’est notre force. C’est notre dignité.
Elle ne doit pas être contestée par principe ni confondue avec l’immobilisme. Les agents publics savent changer, apprendre et se transformer. Ils savent aussi alerter lorsque la sécurité juridique, financière ou humaine l’exige. Leur parole professionnelle mérite une confiance fondée sur les compétences, l’expérience et le travail accompli.
Un bilan collectif dont nous pouvons être fiers
Je ne prétendrai pas que tout a été parfait. Aucun mandat, aucune administration et aucun dirigeant ne peuvent le prétendre. Nous avons connu des difficultés, des retards, des désaccords, des décisions difficiles et des projets qui doivent encore être consolidés. Mais le bilan d’ensemble est massif, concret et vérifiable.
Sur la mandature, près de 100 millions d’euros ont été investis ou programmés et 83 millions d’euros ont été inscrits au programme pluriannuel d’investissement. Sur la période suivie dans les réponses de la commune à la Chambre régionale des comptes, de 2019 à novembre 2025, l’effort d’investissement retracé par la collectivité dépasse 76 millions d’euros hors emprunts et approche 94 millions d’euros en intégrant les financements par emprunt.
Cet effort s’est traduit par des équipements, des rénovations, des voiries, la requalification d’espaces publics, la rénovation énergétique des écoles et de l’éclairage, le confortement de la digue du port, la Maison de la Mer, les aménagements de la route de Collioure, les passerelles, les jardins familiaux, les restaurants scolaires et de nombreux travaux moins visibles mais essentiels à la sécurité, à l’entretien du patrimoine et à la qualité de vie.
Il s’est aussi traduit par la création ou l’internalisation de services publics : les festivités et l’animation, le transport urbain, l’École municipale de musique, l’agence postale, France Services, le renforcement des solidarités et la modernisation de l’accueil. La Chambre régionale des comptes elle-même a recensé ces créations et constaté que l’investissement communal avait été plus de deux fois supérieur à celui de l’intercommunalité sur la période examinée.
Des services nouveaux, des résultats visibles
L’École municipale de musique est l’un des symboles de ce que nous avons su construire. Partie d’une structure associative fragilisée, elle a été reprise et structurée en régie municipale. Les effectifs sont passés d’environ 70 élèves en juin 2022 à près de 230 en juin 2026, après 283 demandes d’inscription à la rentrée 2025. Des ensembles de violons, de vents, de guitares, de batucada et de chorales ont été créés ; les classes de vents ont été sauvées ; l’orchestre a été redéfini ; près de vingt événements sont désormais organisés par année scolaire. Ce résultat est le fruit du travail conjoint de la direction générale, des services culturels et d’animation, des enseignants et des partenaires.
France Services a accompagné 6 461 démarches en 2024 et 8 101 en 2025. Depuis son ouverture, la structure s’est distinguée à plusieurs reprises au niveau national. Derrière ces chiffres, il y a des habitants qui ont pu accéder à leurs droits, obtenir une réponse, retrouver un interlocuteur et ne pas rester seuls face à la dématérialisation.
Le service Mobilités a franchi une étape décisive avec sa reprise complète en régie. Son premier exercice plein demeure à consolider, mais il s’est achevé sur un résultat positif et a permis de bâtir un véritable service public local de mobilité. Le camping a retrouvé des équilibres robustes et une dette faible. Le port clôt 2025 avec un résultat positif important, même si son modèle économique et ses besoins futurs d’investissement imposeront des choix exigeants et la définition d’une stratégie agile.
Dans les ressources humaines, l’investissement a également été considérable : 974 inscriptions à des formations professionnelles pour la seule année 2025, des stagiairisations, de nombreuses promotions et avancées de grade, une démarche de qualité de vie et des conditions de travail, une réflexion sur les risques psychosociaux, l’amélioration de la communication managériale et le développement d’une culture commune de l’encadrement. Ces efforts, je l’espère, devront se poursuivre.
Nous avons enfin engagé une démarche pionnière d’intelligence artificielle et d’automatisation. L’objectif n’a jamais été de remplacer les agents, mais de supprimer des tâches répétitives, de fiabiliser les contrôles et de libérer du temps pour les missions à forte valeur ajoutée, au contact de la population.
Une situation financière de fin de mandat qui repose sur des bases solides
Je veux ici être précis et honnête. Une collectivité qui a autant investi doit surveiller sa dette, son annuité, ses charges de fonctionnement et la soutenabilité de ses budgets annexes. Les finances du port et de la mobilité appelleront une vigilance particulière. Les marges futures ne sont jamais acquises, surtout dans le contexte national qui se dessine. Elles sont toujours de la responsabilité de celui ou ceux qui pilote(nt).
Mais les comptes arrêtés au 31 décembre 2025 montrent aussi une réalité incontestable : les résultats sont positifs, le besoin de financement de l’investissement est couvert et la collectivité dispose d’un patrimoine et de fonds propres importants. Le tableau suivant résume les principaux repères issus des comptes administratifs et du compte de gestion présentés en juin 2026.
TABLEAU DE SYNTHÈSE — REPÈRES FINANCIERS AU 31 DÉCEMBRE 2025
Indicateur
Valeur 2025
Lecture
Résultat de fonctionnement 2025 — budget principal
+ 3,97 M€
L’exercice courant dégage un excédent significatif.
Résultat cumulé de fonctionnement — budget principal
12,11 M€
Une réserve élevée avant couverture du besoin d’investissement.
Besoin de financement de l’investissement après RAR
3,68 M€
Entièrement couvert par l’excédent de fonctionnement.
Solde de fonctionnement conservé après affectation
8,43 M€
Une capacité de reprise et d’ajustement préservée.
Résultat global — Camping municipal
+ 617,7 k€
Budget excédentaire (après le versement de 1,1 million d’euros au budget général), dette limitée et capacité d’autofinancement.
Résultat global — Port de plaisance
+ 1,182 M€
Résultat positif, mais investissements futurs et dette à piloter. C’est le modèle économique qui devra être interrogé avec la nécessité de porter des investissements massifs dans les 10 à 15 ans à venir.
Résultat global — Mobilités
+ 90,6 k€
Premier exercice plein positif (après le virement de 350 000 euros au budget général !) ; modèle encore à consolider qui, donc, clairement, peut rapporter encore beaucoup plus à la collectivité.
Résultat de clôture consolidé indicatif — tous budgets
+ 8,877 M€
Une situation comptable globalement positive à la clôture.
Actif du budget principal / fonds propres
> 266 M€ / 236 M€
Un patrimoine communal important et des fonds propres élevés. La libération (au service de projets économiques par exemple) de 10 % de ce patrimoine permettrait d’effacer l’intégralité de la dette du budget général !
Lecture responsable : ces résultats constituent une base solide, non une dispense d’arbitrage. La dette, l’effet de ciseaux et les besoins futurs du port et de la mobilité devront continuer à être pilotés avec rigueur et entrent dans le champs de la responsabilité des élus.
La meilleure preuve de notre gestion n’est donc ni une formule ni un slogan. Elle se trouve dans les comptes arrêtés, dans la concordance entre le compte de gestion et le compte administratif, dans la couverture du besoin d’investissement, dans les budgets annexes excédentaires et dans le patrimoine transmis. Nul besoin de faire peur pour rappeler l’exigence d’une gestion saine et responsable. Nous le savons, nous l’avons fait.
Les observations de la Chambre régionale des comptes doivent être entendues. Elles nous rappellent la nécessité d’améliorer encore le contrôle du temps de travail, le pilotage des effectifs, la mutualisation et la soutenabilité à long terme. Une administration responsable ne choisit pas les constats qui lui plaisent : elle prend en compte les points forts comme les points de vigilance. Mais le même rapport documente aussi l’ampleur de l’effort d’équipement, les services créés et une capacité de désendettement demeurée sous le seuil d’alerte prudentiel.
Notre résultat collectif répond aux caricatures
Il y aura peut-être des commentaires qui chercheront à réduire, à caricaturer ou à ternir ce bilan. Il y aura peut-être des voix pour expliquer, après coup, que ce qui a été réalisé était facile, inutile, insuffisant ou mal conduit.
Je vous demande de ne pas laisser ces paroles entamer la conscience que vous avez de votre travail. La meilleure réponse n’est ni la polémique ni l’amertume. Elle est dans les équipements livrés, les services créés, les habitants accompagnés, les urgences traitées, les manifestations réussies, les procédures sécurisées, les comptes arrêtés et les crises traversées. Elle est dans l’image renforcée de la Ville d’Argelès-sur-Mer dont vous pouvez être fiers.
Votre manière de servir ne mérite pas la défiance systématique. Elle mérite une confiance exigeante, c’est-à -dire une confiance qui reconnaît le travail accompli, qui sait demander des progrès et qui refuse les procès d’intention. Vous avez fait le travail. Vous saurez continuer à le faire.
Une administration n’a pas besoin d’être flattée ; elle a besoin d’être respectée, écoutée, responsabilisée et jugée sur ses résultats.
Un nouvel avenir s’ouvre
Un nouvel avenir s’ouvre pour Argelès-sur-Mer. Il s’ouvre sur des bases solides, mais dans un monde où les défis seront plus sévères.
La crise environnementale exigera de protéger le littoral, d’anticiper les incendies, les sécheresses, les inondations, les submersions et l’érosion. La crise financière imposera de choisir, de prioriser, d’évaluer et parfois de renoncer. La transformation numérique obligera à repenser les métiers sans perdre le sens humain du service. Les tensions sociales et démographiques demanderont davantage de proximité et de solidarité. A cet égard, j’ai proposé la création d’une Direction de la solidarité qui intégrerait sous la forme d’une coordination – le CCAS étant une structure juridique autonome.
Pour répondre à ces crises, il faudra de l’anticipation, de l’intelligence collective, de la compétence, de l’expérience et un pilotage exigeant. Il faudra des cadres capables de décider et des agents capables d’alerter. Il faudra de la méthode, des données fiables et un dialogue social loyal. Ce dernier a toujours été de qualité et je veux en remercier les collègues à la CGT et à FO qui l’ont animé. Il faudra surtout et avant tout conserver cette culture du service qui vous caractérise.
Je suis convaincu que vous répondrez présent. Vous l’avez fait pendant le Covid. Vous l’avez fait pendant l’incendie de 2023. Vous l’avez fait pendant la crise énergétique et l’inflation. Vous le ferez encore demain.
Notre collectivité rayonne. Elle est connue et reconnue. Ses services sont identifiés par la population pour leur professionnalisme et leur capacité à agir. Cette réputation est votre œuvre. Elle est notre bien commun. Préservez-la, développez-la et transmettez-la.
Ce que je retiendrai
Pour ma part, je garderai de ces près de cinq ans et demi une immense fierté.
La charge de DGS est lourde. Elle oblige à être présent lorsque tout va bien, mais surtout lorsque tout va mal. Elle expose à la solitude de la décision, à l’urgence, au doute, à la contradiction et parfois à l’injustice des jugements rapides. Mais elle est d’abord un honneur : l’honneur de servir une ville, d’accompagner des élus, de diriger une administration et de contribuer, avec vous, à améliorer la vie quotidienne de milliers de personnes. J’ai pu bénéficier de l’assistance de Jean-Louis que je veux ici chaleureusement remercier pour avoir toujours répondu présent et à qui je souhaite une retraite particulièrement méritée de par son engagement au service de cette ville qu’il connaît mille fois mieux que moi.
J’ai essayé de remplir cette mission avec loyauté, efficacité et compétence. J’ai pu commettre des erreurs ; je n’ai jamais ménagé mon travail ni mon engagement. Je crois qu’à cet égard, notre résultat collectif parle pour nous.
Je veux remercier les élus avec lesquels j’ai travaillé, les membres du comité de direction, les responsables de service, les représentants du personnel — notamment les collègues de Force ouvrière et de la CGT avec lesquels le dialogue a pu être franc, exigeant et constructif — et chacune et chacun d’entre vous.
Je remercie aussi celles et ceux qui, dans les moments difficiles, m’ont témoigné leur confiance, leur franchise ou simplement leur présence. Ce sont souvent de petits gestes qui permettent de tenir dans les grandes responsabilités.
Mon numéro de téléphone restera le même. Et je peux vous assurer que, lorsque je repenserai à Argelès-sur-Mer, je garderai d’abord les bons moments. Ils submergent largement les mauvais.
Je pars avec la certitude que cette administration a fait le travail, qu’elle sait pourquoi elle le fait et qu’elle saura continuer à servir avec la même dignité. Merci !
-Merci pour votre implication sans faille.
-Merci pour votre professionnalisme.
-Merci pour les nuits, les week-ends, les urgences, les dossiers repris, les problèmes résolus et les idées proposées.
-Merci d’avoir fait vivre le service public, non comme une abstraction, mais comme une réalité quotidienne, concrète et humaine.
Je vous souhaite de réussir la prochaine étape. Je souhaite à Madame le Maire, à l’exécutif, à la future direction générale et à l’ensemble des services de construire une organisation claire, protectrice et ambitieuse. Je souhaite surtout que chacune et chacun d’entre vous continue à trouver du sens, de la reconnaissance et de la fierté dans son travail.
Vous pouvez être fiers de ce que vous avez accompli. Je suis fier d’avoir été, pendant près de cinq ans et demi, à la tête de cette administration.
Prenez soin de cette collectivité. Prenez soin les uns des autres. Et ne doutez jamais de la valeur de votre mission.
Respectueusement vôtre,
Mohamed Bachiri
Directeur général des services