De source généralement bien informée, mais non autorisée, le nouveau préfet des P-O, Rodrigue Furcy, aurait assigné en justice la municipalité d’Elne pour avoir organisé un vote interne afin d’autoriser les délibérations du Conseil Municipal en langue catalane

 

D’autres communes, dans d’autres départements, on pense là notamment aux élus d’Ustaritz dans les Pyrénées-Atlantiques, c’était en juin dernier, ont donné, à l’unanimité, « un cadre officiel » à la politique linguistique de leur commune dans les délibérations du Conseil Municipal, mettant l’usage du basque au même niveau que le français.

La Majorité municipale conduite par l’élu communiste Nicolas Garcia, par ailleurs 1er vice-président du Conseil Départemental, a donc décidé de faire de même – suivie la semaine dernière par le maire de Pézilla-la-Rivière, Jean-Paul Billés, lequel politiquement n’a jamais caché sa proximité avec les indépendantistes catalans -, une décision qui a profondément divisé la population.

L’annulation par la préfecture de cette décision illibérienne semble d’ailleurs des plus probables au regard de la Constitution de la République française, mais…

L’auteur-compositeur-interprète espagnol natif de Gérone, séparatiste catalan, Lluis Llach, 74 ans, ancien député au Parlement de Catalogne, figure de proue de la culture catalane – on lui doit notamment l’hymne si cher aux USAPistes, L’estaca -, a été l’un des premiers à dégainer sur les réseaux sociaux pour, une fois de plus, houspiller la République française, en twittant : « Una republica que té por que els ajuntaments parlin català, és una republica malalta ».