(Vu sur la Toile)
Menton : le RN conquiert pour la première fois la tête d’une agglomération
(Article de leJDD/Journal Du Dimanche)
JDD/Journal Du Dimanche.- Une première pour le Rassemblement national. Alexandra Masson, maire RN de Menton, a été élue ce mercredi présidente de la Communauté de la Riviera française, une agglomération de près de 75 000 habitants. Une victoire symbolique pour le parti à la flamme, alors que ses élus peinent encore à s’imposer à l’échelle intercommunale. Dans la grande salle du palais de l’Europe, à Menton, le résultat du vote a été proclamé après dépouillement : 39 voix en faveur d’Alexandra Masson, contre six bulletins blancs et trois voix pour David Brouste, maire communiste de Saorge et seul représentant de gauche au sein du conseil communautaire, détaille l’AFP.
Cette élection tranche avec d’autres situations observées ailleurs en France ces derniers jours. Dans certaines agglomérations, des coalitions d’élus ont empêché des maires RN de prendre la présidence, à l’image d’Agde, où le maire de la ville, Aurélien Lopez-Liguori, a été écarté au profit d’une élue d’une commune plus petite.
Une agglomération à droite
À Menton, le scrutin s’est tenu sous tension. Une trentaine de militants de gauche se sont rassemblés devant le palais de l’Europe pour dénoncer cette élection. « Voir des élus de droite voter pour l’extrême droite, ça donne un avant-goût amer de ce qui nous attend en 2027 », a réagi auprès de nos confrères Cédric Herrou, figure de l’accueil des migrants, regrettant l’absence de réponses des élus qu’il avait sollicités en amont. Âgée de 54 ans, avocate de profession, Alexandra Masson était jusqu’ici députée de la circonscription depuis 2022.
À peine élue, elle a tenu à donner la parole à son opposant, David Brouste, qui a alerté sur les équilibres territoriaux : « Trop souvent, les centres de décision se concentrent sur les littoraux et risquent de reléguer nos vallées à un rôle secondaire », a-t-il déploré, appelant à « une gouvernance plus partagée ». Dans son discours, la nouvelle présidente a promis d’être « à l’écoute, attentive aux besoins de chacun, quelle que soit la taille de la commune », assurant que « notre force réside dans notre unité et dans le respect de nos spécificités ». La gouvernance de l’agglomération évolue également. Gérard Spinelli, maire divers droite de Beaulieu-sur-Mer, a été élu premier vice-président, un poste qui, lors de la précédente mandature, revenait à un élu d’une petite commune de l’arrière-pays.
(Source : le JDD/Journal Du Dimanche)

