(Communiqué)

 

Pénurie d’eau et boucs émissaires

 

-“A la lecture de certains communiqués syndicaux ou manifestations politiques, et même jusqu’aux bancs de l’Assemblée nationale , la fédération FRENE 66, la fédération nationale France Nature Environnement et les associations écologiques en général sont devenues les parfaits boucs émissaires de la pénurie en eau.

Leurs crimes : réclamer l’application des lois et règlements pour la survie des rivières et de leur écosystème et contester une certaine politique agricole peu soucieuse d’économie de la ressource.

Pour autant cela n’est pas une nouveauté mais s’inscrit dans un contexte d’impuissance des leaders politiques et syndicaux à modifier la donne en faveur d’une agriculture plus adaptée au réchauffement climatique.

Les dirigeants de la FDSEA et de la chambre d’agriculture des Pyrénées-Orientales – qui crient au loup et défilent derrière le cercueil de FNE – sont-ils prêts à faire évoluer leurs pratiques ? Sont-ils prêts à mettre en œuvre, dans la transparence, la connaissance des captages et des prélèvements réels dans les nappes ? Sont-ils prêts à lutter pour le maintien des terres agricoles et des milieux naturels face à l’urbanisation galopante ?

A ceux qui reprochent à la FRENE 66 de ne rien connaître à l’agriculture, nous leur demandons de nous indiquer ce qu’ils font pour limiter la casse dans les plans locaux d’urbanisme (PLU et SCOT) et pour combattre les infrastructures inutiles au détriment de l’agriculture locale.

La FRENE – association qui ne reçoit aucune subvention de quiconque – combat l’artificialisation des sols depuis plus de vingt-cinq ans. Elle est quasiment la seule entité à avoir gagné des combats pour le maintien des terres agricoles sur les communes du littoral, contre des golfs et des projets immobiliers y compris des supermarchés. Elle est aujourd’hui dans les Corbières à côté de viticulteurs menacés par les carrières ou les lignes à haute tension alors même que les institutions corporatistes se sont dérobées ou veulent prospérer dans le photovoltaïsme.

Nous continuerons à distinguer les dirigeants de l’agriculture industrielle qui tiennent le haut du pavé – hommes d’affaires qui prospèrent en captant la majorité des subventions – de la grande majorité des maraîchers, arboriculteurs, viticulteurs, éleveurs du département qui élaborent sans aide des produits de qualité tout en essayant d’être réalistes avec la nature et les paysages.

Nous continuerons à préconiser le maintien des débits biologiques de la Têt, du Tech, de l’Agly et du Sègre car il sont indispensables à l’équilibre de la nature dans sa diversité y compris pour l’agriculture elle-même.

Nous continuerons à combattre les solutions d’accaparement et de gaspillage de la ressource en eau y compris par la voie judiciaire face à un gouvernement, à une préfecture qui se mettent au diapason des lobbies les plus puissants jusqu’à en oublier l’intérêt général”.

 

FRENE 66 (Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales
Membre de France Nature Environnement)

Siège social : FRENE 66 – 16, rue Petite-la-Réal 66000-Perpignan
Tél. 04 68 34 98 26 Mail : frene66@gmail.com