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Présidentielle turque : l’inébranlable Recep Tayyip Erdogan en position de force
(Article de Huseyin Koyuncu • Rédaction Euronews)

 

Euronews.- Ce dimanche 28 mai 2023 marque une journée cruciale pour les Turcs, qui se rendent aux urnes afin d’élire leur prochain président pour les cinq années à venir. Sans surprise, le président sortant Recep Tayyip Erdogan fait figure de favori incontesté dans cette course électorale. Pour le second tour de la présidentielle turque, l’inébranlable Recep Tayyip Erdogan est en position de force.

Alors qu’il était donné usé et affaibli par la crise économique et le séisme de février, le président conservateur a créé la surprise au premier tour en obtenant une avance de cinq points sur son rival.

Les derniers sondages – qui s’étaient trompés avant le premier tour – accordent cette fois la victoire au leader de l’AKP pour dimanche soir.

En dépit de cette arithmétique à priori favorable au président au pouvoir depuis vingt ans, reste une inconnue : les 8,3 millions de voix qui ne se sont pas exprimées lors du premier tour, malgré une participation de 87%.

Déjà, la diaspora qui a pu voter jusqu’à mardi soir s’est davantage déplacée avec 1,9 million de bulletins contre 1,69 million.

 

Treize scrutins remportés depuis 2002

 

Figure incontournable de la scène turque, depuis les élections législatives de 2002, Recep Tayyip Erdogan a marqué l’histoire politique turque en remportant pas moins de treize scrutins, comprenant notamment plusieurs référendums.

M. Erdogan a su capitaliser sur un discours politique habile et une stratégie bien rodée, lui permettant de mobiliser les masses et de bâtir une base électorale solide.

Son parcours politique a été jalonné de victoires électorales successives, le hissant au rang de personnalité la plus influente de la République turque, après le fondateur de celle-ci, Mustafa Kemal Atatürk.

 

L’opposant socialiste prend un virage “très à droite”

 

Finis les sourires, les cœurs avec les doigts qui ponctuaient ses meetings, place aux poings fermés pour annoncer l’expulsion des réfugiés syriens “dès le lendemain de la victoire”.

Manifestement sidéré par une défaite qu’il n’avait pas anticipée, l’opposant Kemal Kiliçdaroglu, s’est réinventé en candidat martial.

Le socialiste a courtisé depuis le 14 mai les ultranationalistes, dont le troisième homme du premier tour, Sinan Ogan, a finalement rejoint le président Erdogan.

(Source Euronews)