C’est à l’initiative de Pierre CONTET et de l’association Estagel 21, que Guy JACQUES, le 11 mars 2017, était venu nous présenter son livre : « François Arago l’oublié ». Aujourd’hui, c’est l’association « Villa Stagelo » qui prend le relaie. C’est le même conférencier qui viendra présenter cette fois : « Jacques Arago, ce frère inattendu » à l’espace Mandela, ce vendredi 2 février à 18h.

Rappelons à cette occasion, que le 232e anniversaire de la naissance de François Arago aura lieu le 26 février. A cette occasion, sera-t-il organisé un rassemblement festif sur la place comme l’an dernier ?

Qui est Guy JACQUES ?

Il est océanographe, biologiste, directeur de recherche au CNRS. Initiateur du programme français d’étude du milieu pélagique de l’océan Austral, il a présidé plusieurs commissions nationales avant de diriger l’information scientifique de l’Office de la recherche scientifique et technique outre-mer. Il se consacre aujourd’hui à la vulgarisation scientifique. Il a travaillé pendant trente ans au laboratoire Arago à Banyuls-sur-Mer.

Jacques ARAGO (1790-1855)

Le troisième frère du célèbre astronome, François Arago, naquit à Estagel le 10 mai 1790. A peine avait-il achevé ses études qu’il se mit à courir le monde et à visiter successivement la Corse, la Sardaigne, la Sicile, une partie de l’Orient et les rivages de l’Afrique. Il avait alors vingt ans, et, le sac sur le dos, le crayon à la main, il amassa, dans ces voyages, une ample moisson de connaissances curieuses.
En 1817, il obtint du Gouvernement la permission de s’embarquer sur l’Uranie en qualité de dessinateur. Tous les passagers de l’Uranie, et surtout le capitaine Freycinet qui la commandait, ont rendu cet honorable témoignage à Jacques Arago, que nul ne se montra ni plus patient, ni plus hardi, ni plus intelligent, soit, pour affronter les tempêtes, soit pour endurer les plus cruelles privations. Il partagea le désastre de l’Uranie qui échoua aux îles malouines, et ne rentra en France qu’en 1821.
À son arrivée, il habita plusieurs villes dont Bordeaux, Toulouse. La privation du sens de la vue ne lui enleva en rien de son activité intellectuelle.
Jacques Arago est décédé à Paris en 1855. Au bas de son portrait, dessiné par N.Maurin, on avait gravé cette épitaphe qui définit d’un mot la portée de son œuvre : « Ton nom est un reflet du grand nom de ton frère. À vous François, les cieux ; à toi Jacques, la terre ».
Venez nombreux approfondir vos connaissances sur un des frères de la fratrie des Arago ; vos connaissances sur notre village en quelque sorte.

Joseph JOURDA.