Dans le cadre du trentième anniversaire du Prix Méditerranée le CML vous convie le
vendredi 25 septembre 2015 à partir 17 h 30
à la Médiathèque • 15 rue Émile Zola • Perpignan.


Pour une séance de dédicaces et une causerie autour de:
Mehdi Ben Cheikh, lauréat du prix Méditerranée du livre d’art 2015,
Jean-Noël Pancrazi, lauréat du prix Méditerranée 2012 avec son traducteur Joan-Daniel Bezsonoff Prix Méditerranée Roussillon 2004
et Héloïse Guay de Bellissen, lauréate du prix Méditerranée des lycéens 2014.


La Librairie Torcatis assurera la vente des ouvrages sur place.

ENTRÉE LIBRE

 

Mehdi Ben Cheikh, lauréat du prix Méditerranée du Livre d’Art 2015 présentera « Djerbahood » (Albin Michel).

“Djerbahood”  est une expérimentation de ce que pourrait être le musée idéal du mouvement Street Art. Conçu dans le respect des normes muséales classiques, avec une lumière, une scénographie et un parcours, il se démarque des autres festivals de Street Art. Une grande aventure humaine qui a provoqué des rencontres entre artistes et habitants (parfois surréalistes), mais aussi entre artistes, qui ont composé des œuvres collaboratives. Ce livre-objet, unique en son genre, rassemble les témoignages et les œuvres de tous les artistes du projet : ROA, PANTONIO, EL SEED, SWOON, C215, etc.

Mehdi Ben Cheikh est le fondateur de la Galerie Itinerrance (Paris 13) qui promeut depuis de nombreuses années des artistes du Street Art. Après TOUR PARIS 13, il a imaginé et conçu le projet DJERBAHOOD en réunissant un collectif d’artistes venus des quatre coins du monde.

 

Jean-Noël Pancrazi, lauréat du Prix Méditerranée 2012 pour « La Montagne » (Gallimard), présentera la traduction en catalan de son livre “Madame Arnoul” publié chez Gallimard en 1997. Il sera accompagné par son traducteur Joan-Daniel Bezsonoff Prix Méditerranée Roussillon 2004 pour « La Guerra dels Cornuts ».

“Madame Arnoul”. Arrivée dans son adolescence à Batna – petite ville des Aurès -, ne cherchant pas vraiment à atténuer son accent alsacien, se tenant à l’écart des fêtes collectives, délaissée par son mari, madame Arnoul reste une étrangère aux yeux des habitants de la Maison. Elle n’a qu’un ami : l’enfant, qu’elle rejoint, le soir, dans la cour. Quand éclatent les événements d’Algérie, madame Arnoul le sauve d’un attentat, veille à ce qu’il ne soit pas abîmé par le spectacle des violences. Il sera le seul à ne pas la condamner quand elle accomplit des gestes de fraternisation avec les musulmans et finit par passer de l’«autre côté».

 

Héloïse Guay de Bellissen, lauréate du Prix Méditerranée des Lycéens 2014 pour « Le Roman de Boddah » (Fayard) présentera son dernier roman « Les enfants de choeur de l’Amérique » (Anne Carrière)

“Les enfants de choeur de l’Amérique”. En 1980, à quatre mois d’intervalle, Mark David Chapman assassine John Lennon et John Hinckley tire à bout portant sur Ronald Reagan.
Chapman et Hinckley, rien à voir en apparence, si ce n’est leur âge (25 ans) et leurs origines middle-class. Rien, sauf leur passion dévorante pour L’Attrape-coeurs et son héros, Holden Caufield. Sauf qu’ils aiment tous les deux les mômes, rien que les mômes. Qu’ils se méfient des pères qui picolent. Et des mères, hystériques. À moins que Chapman et Hinckley soient seulement les rejetons paumés d’une Amérique affamée de chair fraîche, de fric et de célébrité. Avec leurs airs d’enfant de choeur, ces deux-là racontent leur jeunesse. Chapman, le petit gros qui s’inventait des amis imaginaires. Hinckley, l’étudiant solitaire, fou amoureux de Jodie Foster, la gamine de Taxi Driver, qui le sauverait de son existence médiocre.
L’histoire était trop belle, ou trop tragique, pour qu’Héloïse Guay de Belissen n’en fasse pas un roman, ne raconte pas l’histoire de ces idolâtres modernes à l’âme vibrante et torturée.