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Neuf personnes entassées dans une Clio : le chauffeur ivre ramenait les pillards de Paris !
(Article de Jéthro Tissot • Rédaction Autonews)
Autonews.- Neuf personnes entassées jusqu’au coffre, à plus de 100 km/h en ville et 0,76 g d’alcool. Le retour de pillage parisien s’est arrêté net dans le mur de la justice.
Une course-poursuite nocturne sur fond de vitesse excessive, de surcapacité manifeste et de butin à bord. Dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 octobre 2026, la police municipale de Carrières-sous-Poissy (Yvelines) a intercepté une Renault Clio lancée à plus de 100 km/h dans le tissu urbain de la commune.
Comme l’a rapporté Le Parisien, à l’arrêt du véhicule, les forces de l’ordre ont découvert une scène surprenante : neuf personnes s’étaient entassées à bord de la citadine au losange, certaines occupant même le coffre arrière. La fouille de l’habitacle a rapidement permis de mettre la main sur du matériel d’effraction — gants et cagoules — ainsi que sur un lot de vêtements neufs portant encore leurs étiquettes et leurs dispositifs antivol.
Neuf personnes entassées dans une Clio à plus de 100 km/h : le conducteur ivre ramenait les pillards de Paris avec le coffre plein
Les investigations menées ont établi que les effets vestimentaires provenaient directement de pillages perpétrés plus tôt dans la soirée dans les rues de la capitale, en marge de rassemblements. Selon les informations rapportées par 78 Actu, l’équipage était composé de huit mineurs et d’un jeune majeur au volant, ce dernier circulant sous le régime du permis probatoire et avec un taux d’alcoolémie mesuré à 0,76 g/l de sang.
Tandis que les passagers mineurs ont été remis à leurs représentants légaux, le conducteur a été déféré devant le tribunal correctionnel pour y être jugé en comparution immédiate ce mardi 20 octobre.
À la barre, le prévenu a tenté de « minimiser » son implication dans les dégradations parisiennes, affirmant n’avoir participé à aucun pillage malgré l’équipement retrouvé à bord et attribuant la présence du matériel aux mineurs transportés. Une ligne de défense fermement recadrée par la présidente de l’audience face aux infractions routières caractérisées : excès de vitesse majeur en agglomération, conduite sous l’empire d’un état alcoolique et mise en danger d’autrui.
Ainsi, le tribunal a rendu son délibéré en condamnant le jeune homme à une peine de 18 mois de prison ferme, assortie d’un mandat de dépôt immédiat. Sanctionné d’une annulation pure et simple de son permis de conduire et d’une amende de 700 euros, l’intéressé fait également l’objet d’une interdiction de paraître dans la capitale pendant une durée de deux ans.
(Source : Autonews)
