Joseph Jourda communique :

“Non, non ! Ce n’est pas la température de la campagne électorale à Estagel mais le pourcentage de chômeurs par rapport à la population active. Ces données sont celles de 2010 et les dernières publiées sur internet. (Ce pourcentage était de 14,8% en 2008).

Les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus touchés : 50,7%. Rappelons que le chômage dans notre département est de 15,6% aujourd’hui. Depuis 2010, tout montre que la situation de l’emploi s’est encore dégradée. La situation est des plus préoccupante. Nous ne devons pas nous contenter de dire : « nous ne pouvons rien à cette situation dans notre village. Les responsabilités sont ailleurs».

Estagel n’est pas une oasis au milieu du désert. Chacun avons notre rôle à jouer pour essayer de faire autrement et juguler ce mal qui ronge notre société, nos jeunes et moins jeunes, nos enfants.

Ce n’est pas en jouant le minima comme avec les propositions de la liste «Unis pour Estagel» en ce qui concerne la petite enfance et nos aînés, que nous allons espérer trouver un commencement de solutions pour les 142 chômeurs que comptait notre village en 2010. Vous me direz que les autres listes, pour le moment, n’ont pas encore fait de propositions. Espérons que cela va venir.

De mon point de vue, il faut être un peu plus ambitieux si nous aimons vraiment Estagel, sa jeunesse, sa population. Bien sûr, sans démagogie, car il serait illusoire de croire que l’emploi va pouvoir être réglé pour tous. Mais qui ne fait rien ne peut pas espérer obtenir quelque chose. Les perdrix ne tombent jamais rôties. S’il en était ainsi, cela se saurait et la prouesse serait inscrite dans le livre des records.

Cela commence donc par connaître la réalité du terrain et de se poser la question : Où pouvons nous agir pour que notre action en faveur de l’emploi devienne efficace ? Nous avons la vigne et le vin et les dérivés. Nous avons une rivière magnifique. Des collines qui attendent de la main d’œuvre pour être entretenues, accueillantes et devenir ainsi un rappel vivant de notre culture, de notre histoire commune. Elles font partie de notre patrimoine. Un collège peut être, sur lequel une réflexion s’impose, pour en plus de son orientation première, l’aider à se tourner aussi vers l’artisanat, le commerce. Des artistes avec qui certainement, un pas peut être fait pour donner une autre dimension à l’art et à son apprentissage dans des matières les plus diverses. Il suffit en fait de regarder autour de nous et d’avoir la volonté politique de faire autrement, de s’inscrire avec courage dans une autre voie que celle du renoncement et de la passivité devant les éléments négatifs que nous subissons depuis trop longtemps. Bien sûr, les décisions prises dans les hautes sphères politiques ne sont pas là pour nous rassurer. Mais lorsqu’un village bouge dans le bon sens, le fait savoir avec force et détermination, que ses élus, avec opiniâtreté, sont devant, donnent l’exemple d’abnégation indispensable pour ouvrir et mettre en œuvre des perspectives grâce à leurs compétences, il peut entraîner dans son sillage une force capable de remuer les montagnes.

C’est comme cela que l’on peut attirer l’attention de ceux qui tiennent les cordons de la bourse. Pour ma part, je suis complètement persuadé qu’il peut en être ainsi. Certes, le chemin n’est pas simple, semé d’embûches. De joies, lorsque la réussite est au bout, de larmes quant il en est autrement. Mais cela vaut la peine d’être vécu pour Estagel, pour notre vallée, pour ses habitants. Ils le méritent.

Aujourd’hui, l’économie commence au niveau de la commune, passe par le Département, la Région, l’État et maintenant l’Europe. Elle est un sujet qu’il est important de maîtriser avec ses arcanes, ses complexités si nous voulons que les projets réfléchis, élaborés, aient une conclusion positive. D’où l’importance que les candidats(es) et par la suite les élus, aient cette vision réaliste du monde dans lequel nous évoluons. Espérons que dans ce secteur important, ceux qui briguent le mandat électoral de maire, sauront nous convaincre de leur compétence pour nous aider à nous déterminer sur notre choix possible.

Alors, Mesdames, Messieurs les candidats(es) montrez nous que vous méritez notre confiance que nous sommes de plus en plus réticents à vous accorder, que vous ne demandez pas seulement un chèque en blanc. C’est ainsi que vous pourrez continuer à vous regarder dans une glace le matin avec la satisfaction du devoir accompli”.