(Communiqué)
Réponse du MRAP66 au communiqué de Sophie Blanc
-« Nous prenons connaissance sur le site d’informations Ouillade.eu du comuniqué de Sophie Blanc Députée de la première circonscription des Pyrénées-orientales “Quand létat subventionne le mlitantisme politique au détriment d’associations locales”
Tout d’abord, présenter le MRAP comme une simple « association idéologiquement proche de l’extrême gauche » et laisser entendre que son financement public relèverait d’un soutien au « militantisme politique », c’est faire un raccourci aussi facile que contestable. C’est surtout méconnaître profondément l’histoire et la mission de notre association.
Le MRAP n’est pas né hier, au gré d’une quelconque majorité politique. Il a été créé le 22 mai 1949, dans le prolongement des combats menés pendant la Résistance contre le nazisme et le racisme, par des anciens résistants et déportés. À sa création, son objectif était déjà de lutter contre le racisme et l’antisémitisme, de défendre la paix et de combattre les idéologies de haine.
Depuis plus de 75 ans, le MRAP a poursuivi ce combat. Il a notamment agi contre les discriminations, le racisme, l’antisémitisme et les violences de l’extrême droite, mais aussi dans le domaine de l’éducation et de la défense des droits. Son histoire est documentée et revendiquée comme une continuité de luttes menées depuis 1949.
Que certains de ses combats déplaisent politiquement à Mme Blanc est une chose, qui ne nous étonne pas au regard des postionnements idéologiques de sa formation politique. Mais les qualifier de « militantisme politique » pour tenter de délégitimer une association antiraciste en est une chose très grave.
Que certains combats du MRAP puissent susciter des désaccords politiques, c’est parfaitement légitime dans une démocratie. Mais désaccord politique ne signifie pas « militantisme partisan », et encore moins disqualification d’une association qui agit depuis des décennies sur le terrain de l’éducation, de la prévention, de l’accompagnement des victimes et de la défense des droits.
Le comité local des Pyrénées-Orientales est précisément l’expression de cet antiracisme de proximité. Ancré ans un département où les discriminations et les actes racistes existent, le MRAP66 oeuvre au quotidien, en patenariats avec de très nombreuses autres associtions à la lutte contre les discriminations.
A titre d’exemple, nous sommes intervenus lors de l’année 2025 dans differents étabissements scolaires de la ville et du département auprès de 862 élèves. Nous avons diffusé des expositions de sensiblisaion qui ont suscité l’ntêret de près de 3000 visiteurs et organisé en lien avec d’autres asociations de nombreux ciné débats. Nous avons été présents sur 293 stands d’information et acompagné près de 300 personnes migrantes dans leurs démarches et parcours. Nous tenons à la disposition de toute personne qui le souhaite, nore rapport d’actvités 2025 avec l’itégralité de nos actions et projets menés.
Quant aux subventions publiques, elles doivent évidemment être attribuées selon des règles transparentes et des critères objectifs. Elles ne doivent être ni des récompenses politiques ni des sanctions idéologiques. Si une association remplit les critères d’un dispositif public, son engagement en faveur de l’égalité et contre le racisme ne saurait, à lui seul, constituer un motif d’exclusion. Nous nous étonnons que madame Blanc n’ait pas communiqué en 2022 quand une subvention de 100 000 euros a été accordée par la municipalité de Perpignan au Cercle Algerianiste
Nous refusons cette opposition artificielle entre les « associations locales indispensables » et le MRAP. Les bénévoles qui font vivre un club sportif, une association culturelle, une association de quartier ou une organisation de défense des droits concourent tous, chacun à leur manière, à l’intérêt général.
Il est dangereux et regrettable de chercher à opposer les associations entre elles plutôt que de défendre les moyens nécessaires à l’ensemble du tissu associatif.
Le MRAP continuera, pour sa part, à faire ce qu’il fait depuis 1949 : combattre le racisme sous toutes ses formes, défendre l’égalité des droits et faire vivre l’amitié entre les peuples.
Nus ne laisserons pas réecrire l’histoire du MRAP pour faire passer la lutte contre le racisme pour une activité étrangère à l’intérêt général. L’antiracisme n’est pas une faveur accordée à une sensibilité politique. C’est une exigence républicaine ».
Le comité local du MRAP des Pyrénées-Orientales
