Tribune Libre/ Claude Barate* : “Présidentielle 2027… Dossier redressement économique et augmentation du pouvoir d’achat”
par adminLuc le Juil 3, 2026 • 9 h 34 min Aucun commentaire*Par Claude Barate, universitaire, député honoraire

-“Redressement économique et augmentation du pouvoir d’achat sont étroitement liés. Il n’y a que les démagogues ou les imbéciles pour croire que le second ne dépend pas du premier, qu’on peut augmenter le pouvoir d’achat des français avec une économie stagnante
Pour développer l’activité économique du pays, il faut le libérer de toutes les entraves qui le bloquent : les normes, les procédures judiciaires, la fiscalité, le code du travail, une protection sociale qui s’appuie uniquement sur le travail en le pénalisant.
Il faut aussi que l’Europe sortant de son crédo mondialiste apprenne à défendre ses entreprises, industrielles, commerciales, agricoles, comme le font les autres grands pays comme la Chine ou les USA.
● Protéger les entreprises des normes écrasantes
L’Europe a été construite entre-autre, pour que s’y développe un marché unique européen.
Pourquoi faut-il qu’en France nous développions plus de normes contraignantes que celles des autres pays d’Europe, pour satisfaire le besoin de pouvoir de quelques fonctionnaires, pour qu’ils justifient de leur existence, pour répondre aux exigences exacerbées des écologistes radicaux ?
Ce qui est sur, c’est que dans le monde concurrentiel nos entreprises sont pénalisées.
Réduire drastiquement le temps des recours judiciaires.
Est-il normal qu’un recours puisse encore être devant le Conseil d’Etat, quand l’autoroute entre Toulouse et Castres est au ¾ terminée. Imagine-t-on une seconde ce que signifierait une décision qui interdirait la réalisation de l’ouvrage. Ridicule.
Pourquoi a-t-il fallu pour la reconstruction de Notre-Dame, sortir du droit commun des normes et des procédures pour réaliser en cinq ans ce qu’il aurait fallu dix ou quinze ans si on avait respecté toutes les procédures.
Alléger, simplifier pour gagner en efficacité et en rapidité !
● Réduire la fiscalité des entreprises pour la ramener à la moyenne européenne
Certains critiquent les aides apportées aux entreprises, comme si l’Etat aidait Satan.
La réalité est que les entreprises n’ont pas besoin d’aides dès lors que la fiscalité qui leur est imposée descend au niveau moyen européen. Mais cela plait tellement à l’Etat de prendre d’une main ce qu’il distribue de l’autre.
Un jour que je faisais remarquer à un très bon préfet du département que ces opérations étaient inutiles, et que notamment en matière de politique immobilière, cela ne permettait d’apporter la sécurité juridique et financière aux investisseurs, il eu cette réponse qui explique plus la situation que dix cours de science administrative : « Mais alors si cela était, nous servirions à quoi, nous, les hauts fonctionnaires » !
Libérer les entreprises des surcharges fiscales et leur offrir un environnement fiscal stable.
● Sortir du caractère trop contraignant du code du travail, pour faciliter les accords d’entreprise ou de branches
Il faut donner de la souplesse aux législations.
Quelques grands principes à fixer au plan national, le reste au niveau des entreprises ou des branches.
On connait les ravages de l’application de la législation des 35 heures indifféremment aux secteurs qui le pouvaient et à ceux qui ne le pouvaient pas.
Pourquoi faut-il que l’Etat jacobin veuille s’occupe de tout !
● Corriger l’erreur du financement de la protection sociale qui porte aujourd’hui sur le seul travail
Lorsque la protection sociale a été mise en place au lendemain de la IIème guerre mondiale, nous étions pour l’essentiel, dans un marché français ; toutes les entreprises avaient les mêmes règles de concurrence.
Nous sommes aujourd’hui dans un marché mondialisé dans lequel nos entreprises ne doivent pas être pénalisées par rapport aux entreprises étrangères concurrentes.
Faire reposer le financement de la protection sociale sur le seul travail, c’est se tirer une balle dans le pied de la compétitivité.
Le financement de la protection sociale doit s’appuyer sur la consommation, ce qui pénalisera les produits étrangers au même titre que les nôtres, mais permettra de dégager des marges importantes pour augmenter le pouvoir d’achat français.
● Une Europe moins mondialiste et plus protectrice du marché européen
C’est un dossier sur lequel j’aurais l’occasion de revenir dans un dossier sur la politique étrangère et européenne”.
*Par Claude Barate, universitaire, député honoraire

