(De notre correspondant, Cour d’appel de Paris)
C’est hier, jeudi 22 janvier 2026, que Louis Aliot,vice-président du Rassemblement National, maire de Perpignan, était appelé à se présenter devant la Cour d’appel de Paris dans le cadre du second procès dit « des assistants parlementaires du RN »
Dans cette affaire, plusieurs anciens et actuels eurodéputés doivent répondre d’une accusation formulée à leur encontre par le Parlement européen, qui leur reproche “d’avoir utilisé les assistants parlementaires mis à leur disposition pour réaliser des activités au seul bénéfice de leur parti”.
Aux termes d’une audience relativement courte (environ deux heures) comparativement au temps réservés pour les interrogatoires des autres prévenus – généralement deux fois plus et même onze heures pour Marine Le Pen ! -, Louis Aliot est revenu sur chacun des points démontrant la réalité de l’emploi d’assistant parlementaire qu’il avait attribué à Laurent Salles durant huit mois.
Répondant avec précision et sérénité à la présidente de la Cour d’appel de Paris, le maire de Perpignan a tout d’abord exposé les conditions de recrutement de son ancien assistant.
Il a également justifié le besoin de ce recrutement par ces nombreux déplacements dans la capitale, étant donné qu’à cette époque « (il) partageait son temps entre Perpignan, son lieu de résidence, Paris, le siège du parti dont il était déjà vice-président, et les différents sites du Parlement européen à Bruxelles et Strasbourg ». Louis Aliot a donc expliqué à une Cour attentive la « mission de secrétariat parisien » confiée à son ancien assistant parlementaire. Une mission consistait surtout à « traiter son courrier et tenir son agenda ».
N’hésitant pas à aller dans le détail de la relation de travail qu’il avait noué avec Laurent Salles, le maire de Perpignan a démontré aux magistrats que son assistant était réellement placé sous son autorité hiérarchique, et qu’il répondait bien aux directives qu’il lui donnait dans le cadre de l’exercice de son mandat de député européen.
Soucieux d’éclairer au maximum le jugement de la Cour d’appel, Louis Aliot a aussi pris le soin de souligner que les élections européennes de 2014 avaient constitué un premier grand succès électoral pour le RN avec vingt-trois eurodéputés élus (contre seulement trois auparavant). Par conséquent. Dans ces conditions, leur « arrivée au Parlement européen s’est faite dans un grand désordre, qui explique beaucoup de dysfonctionnements ».
Le maire de Perpignan ayant été finalement très peu interrogé par les membres du Parquet et l’avocat de la Partie civile, l’audience a rapidement pris fin dans un climat étonnement détendu. Louis Aliot profitera même de ce climat pour partager avec la Cour l’anecdote de devoir s’expliquer aujourd’hui dans « la même salle où (il a) prêté son serment d’avocat » il y a maintenant plus de quinze ans.
Clairement, la tonalité apaisée de cette audience tranche avec la dureté des débats qui s’étaient tenus lors du premier procès. Ce contexte d’ouverture a clairement permis à Louis Aliot de développer ses arguments et explications en faveur de son innocence.
A la sortie de l’audience, le maire de Perpignan s’est d’ailleurs simplement déclaré « déjà satisfait d’avoir pu s’expliquer devant une Cour attentive, qu’(il) a tenu à remercier pour cela ». Il faudra attendre l’été prochain pour savoir si ses explications auront été suffisantes pour contrer les accusations du Parlement européen et convaincre la Cour d’appel de l’innocence de Louis Aliot.
Dans l’entretemps, ce rendez-vous judiciaire étant désormais passé, il peut à nouveau se consacrer pleinement à la gestion de sa ville et à la campagne des élections municipales de mars prochain ; lui qui a tenu à nous souligner s’« être naturellement tenu constamment informé des affaires municipales durant son déplacement à Paris ».
Bien qu’il soit donné largement en tête des intentions de vote et vainqueur du scrutin dans toutes les configurations, le désormais « maire-candidat » à sa réélection nous a surtout assuré de son « entière détermination à aller maintenant à la rencontre des perpignanaises et des perpignanais pour défendre son bilan, mais aussi continuer à rassembler toujours plus autour du seul véritable projet d’avenir pour Perpignan ».
C’est désormais clair pour Louis Aliot, l’épisode du procès est derrière et c’est maintenant le temps de la campagne électorale qui s’est ouvert.
La Rédaction de Ouillade.eu
(De notre envoyé spécial près de la Cour d’appel de Paris)

