(Communiqué)
La LDH 66 nous communique avec prière d’insérer :
-“Le couvre-feu ne peut pas être un instrument de politique locale
A Amélie-les-Bains, ville de 2000 habitants, sans aucun motif grave, l’autorité municipale a décidé, fin mars dernier, de proclamer un couvre-feu pour les mineurs pour une durée de 3 mois, soit jusqu’au 26 mai.
Ce jeudi 2 avril 2026 le Tribunal Administratif de Montpellier a jugé recevable le recours de la Ligue des Droits de l’Homme.
Ce type de contentieux “couvre-feu pour les mineurs” continue de se développer, dans une instrumentalisation politique croissante. Cette mesure de police pourtant utile pour faire face à des situations de “violences affirmées, de risques rares et ponctuels”, est devenue un outil de gestion pour la moindre difficulté, la moindre incivilité, le moindre tag, y compris dans des communes disposant d’une police municipale richement dotée. Cette mesure se voit ainsi utilisée comme un outil purement électoraliste.
Le tribunal administratif de Montpellier, qui a constaté l’erreur manifeste d’appréciation et l’absence de fondement de cet arrêté, pris en période préélectorale, a prononcé la suspension de cette mesure.
La LDH 66 se réjouit de la suite favorable donnée à sa requête par le TA de Montpellier.et demande qu’une autre prise en compte de la jeunesse soit effectuée, que la protection de l’enfance et l’éducation soient les premières mesures mises en Å“uvre pour accompagner les mineurs avant de tabler sur le tout répressif”.
La LDH 66

