
L’équipe en cuisine du “Bistrot à la Mer” (Hrand-Hôtel du Golfe) : Aline Gisselbrecht, cheffe-pâtissière, Vincent Estruc, chef de cuisine et Hugo Moreira, second de cuisine

L’équipe en salle entourant Marie-Jaume Danoy, artiste et vigneronne à l’origine du renouveau spectaculaire du “Grand-Hôtel du Golfe” (et à laquelle on doit cet univers raffiné, stylé et inspirant dans ses moindres détails) : Sébastien Fauconnier, sémillant maître d’hôtel, Valentin Allamand, très attentionné chef de rang (manque sur la photo Nadège Besson, également cheffe de rang)
Riche d’une expérience d’une quinzaine d’années dans les cuisines du groupe hôtelier familial Roussilhotel*, notamment aux Flamants Roses, à Canet-en-Roussilllon, au Lido à Argelès-sur-Mer et bien sûr à L’Almandin, aux cotés du chef-étoilé Frédéric Bacquié, Vincent Estruc a rejoint cette année les fourneaux du restaurant gastronomique Le Bistrot à La mer**, dans le célèbre Grand-Hôtel du Golfe, sur la corniche qui relie Argelès-sur-Mer à Collioure

Depuis les terrasses du “Bistrot à la Mer” et les chambres du “Grand-Hôtel du Golfe” : à perte de vue… une vue époustouflante ! Tout simplement

Originaire de Brive-La-Gaillarde, en Corrèze, un terroir truffé de gourmandises auquel il doit ses premières émotions culinaires, et dont il a incontestablement hérité de l’amour des beaux et bons produits, ainsi que du travail bien fait, pour s’orienter dans l’art et la manière du “bien manger”, mais c’est en pays catalan que Vincent Estruc, 36 ans, a ciselé, peaufiné, rythmé, trouvé et personnalisé sa cuisine.
Entre mer et montagne, entre Méditerranée et Pyrénées, entre golfe du Lion et massif des Albères, entre plages et vignobles, Vincent Estruc a trouvé son escale, haut-perchée au-dessus de l’ex RN-114, à quelques encâblures de la mythique plage du Racou, et dont on ne peut que souhaiter qu’il y jette l’ancre pour notre plus grand bonheur de gastronome.
Entre les produits de la terre et ceux de la mer, autrement dit entre viandes et poissons, ne lui demandez pas de choisir, ni pour sa préférence ni pour son évolution culinaire : “Quelle que soit la saisonnalité de ma carte, c’est toujours un mix des deux”. Voilà son choix. C’est un parti pris, qu’il assume avec un talent fou ; les jeunes épicuriens d’aujourd’hui traduiraient par “c’est une dinguerie !”.
Et, souvent, le résultat est effectivement bluffant. En témoigne son plat intitulé Le Cochon ibérique : pris dans la longue, en suisson lente, calamars snackés, vierge de tentacules au chorizo, déclinaison de poireaux, jus à l’encre de seiche. Tout un poème ! Dépaysement assuré !
Pourtant, à l’écouter, religieusement, dans sa cuisine, aux fourneaux, tout pourrait paraître “simple et facile”. Que nenni ! N’en croyez rien. Chacun sait, air connu : “Qu’il n’y a rien de plus compliqué que de faire simple”. Ce qui est vrai, le concernant, c’est qu’à partir d’une cuisine vraie, dans le pur respect des produits – comme, en entrée, les Asperges blanches et vertes d’Adrien, espuma hollandaise au poivre de timut, vinaigrette orange et copeaux de jambon bellota -, Vincent Estruc nous emmène à la (re)découverte des goûts authentiques, réveille quelque part notre mémoire paysanne..
Et, sur ce parcours, sur cet itinéraire, on découvre une autre facette de son talent : l’art et la manière, toujours, de prendre ses aises avec une certaine identité culinaire locale, régionale : La Volaille/Gambas – comme une chimère, champignons et maïs, condiment “barbecue”, jus terre & mer (nous y revoilà !) -, L’Agneau Xaï (épaule confite douze heures, frites de panisse, espuma aïoli, condiment et jus à l’ail noir).
Solidement ancré sur terre, face à une Mare Nostrum qui regorge de richesses, rarement un établissement n’aura aussi bien porté son nom, Le Bistrot à la Mer, grâce à un Chef-cuisinier, une équipe, qui, quotidiennement, façonnent les lieux comme une sorte de miroir du terroir, avec en oprime, en “bonus”, depuis les terrasses et balcons du restaurant-hôtel, un voyage immobile sensoriel.
Entre Argelès “la Naturelle” et Collioure “la Perle de la Côte Vermeille”, c’est là une divine adresse.
L.M.
*Roussilhotel (Groupe familial Lormand). Hôtels de 3 à 5 étoiles, résidences et séjours au bord de mer dans les départements des P-O – Saint-Cyprien, Argelès-sur-Mer, Collioure, Canet-en-Roussillon -, et de l’Hérault (Sète et Montpellier), ainsi qu’à Marrakech (Maroc).
**Le Bistrot à La Mer (Grand-Hôtel du Golfe) : route de Collioure, La Corniche 66700 Argelès-sur-Mer. Tél. 04 68 81 14 73. www.grandhoteldugolfe.com et contact@grandhoteldugolfe.com

Pour le Chef-de-cuisine Vincent Estruc, la saisonnalité est prétexte à de très étonnants (et surtout savoureux) mariages culinaires, comme ces aspercges blanches et vertes d’Adrien, avec une espuma hollandaise au poivre de Timut, vinaigrette orange et copeaux de jambon Bellota…

…ou encore LE cochon ibérique, pris dans la longue, en cuisson lente, calamars snackés, vierge de tentacules au chorizo… Un pur délice des saveurs !

Côté desserts, vous auriez tort de vous en priver ! La cheffe-pâtissière, Aline Gisselbrecht, est une pépite ! Elle déborde d’imagination (et de talent !) pour nous offrir en cette saison printanière une diversité d’exception qui ravira les gourmands les plus exigeants : “La Pomme”, façon tatin au poivre de Timut, sablé ou sarrazin, espuma à la vanille, sorbet pomme cidrée ; ou encore “Le Chocolat noir”, mousse soufflée chaude, caramel au Miso, nougatine sésame torréfié, glace caramel beurre salé… Un palais des délices !


