Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé ce lundi 5 octobre la dissolution du Parlement et la convocation d’élections législatives anticipées, le 29 novembre
Lors d’une conférence de presse matinale depuis le palais de la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol, le dirigeant socialiste a d’abord rappelé pendant plusieurs minutes les progrès depuis son arrivée au pouvoir en 2022 – croissance, pouvoir d’achat, lutte contre les violences sexistes et sexuelles… Il a ensuite annoncé sa décision de dissoudre les Cortès et de convoquer des élections avant la date initialement prévue, d’ici à août 2027. Ce sera le dimanche 29 novembre 2026.
–« Pour mener en profondeur les réformes en suspens dont nous avons besoin […], nous devons nous mobiliser et obtenir que le Parlement nous accorde une majorité bien plus large, progressiste, grâce à laquelle nous pourrons faire plier les élites, conquérir de nouveaux progrès sociaux et continuer à transformer l’Espagne », a déclaré Pedro Sánchez, lors d’une allocution solennelle depuis le palais de la Moncloa.
D’impressionnantes manifestations pour le logement ont encore rassemblé, avant-hier samedi, des dizaines de milliers de personnes à Madrid et dans d’autres villes espagnoles, au lendemain du vote. Cette mobilisation a démarré il y a une dizaine de jours après l’expulsion à Madrid d’une octogénaire, Maricarmen, devenue le symbole de la crise du logement qui frappe l’Espagne depuis plusieurs années.
Cette habitante de Madrid a été contrainte de quitter l’appartement où elle vivait depuis sept décennies, après le rachat de son logement par une société d’investissement qui souhaitait augmenter son loyer de 275 %.
D’après la Banque d’Espagne, le pays, où vivent quelque 50 millions d’habitants, compte un déficit de 700 000 logements.
