(Communiqué)

 

 

 

Rejet du budget du CA au lycée Maillol

-« A la suite de la motion présentée par les représentants de l’Intersyndicale des professeurs à laquelle se sont ralliés les représentants des collèges personnels ATOSS, des parents d’élèves, des élèves et l’ensemble des enseignants, le Conseil d’administration du lycée Maillol de Perpignan a rejeté le budget proposé dans la séance du 24 novembre 2022.
Une nouvelle fois, nous dénonçons le cadre contraint de l’austérité adoptée au niveau national et les baisses drastiques des dotations budgétaires attribuées aux collectivités territoriales.
Le lycée Maillol enregistre certes une augmentation de sa dotation de fonctionnement de 28 894 € pour 2023, mais cette hausse est presque uniquement technique puisqu’elle intègre des crédits précédemment comptabilisés hors budget et ne compense ni les baisses passées, ni les augmentations d’effectifs depuis plusieurs années, ni l’augmentation de la surface utile de l’établissement (+1400 m2 de surface supplémentaire). En réalité dans un contexte fortement inflationniste avec une incertitude majeure sur le niveau des dépenses d’énergie et de matières premières, ce budget n’est à la hauteur ni des besoins ni des anticipations nécessaires à une gestion à la mesure de la situation.
Pour la première fois, le budget de notre lycée impose un prélèvement sur le fonds de roulement pour pouvoir être proposé au vote à l’équilibre. Cette situation traduit bien les difficultés pour trouver les crédits et faire face à l’intégralité des dépenses. Cette première laisse augurer un fonctionnement au quotidien qui va imposer toujours plus d’austérité.
Preuve concrète de cette austérité, l’obligation de prélever sur le fonds de roulement pour compléter les crédits affectés à la pédagogie. Cela qui signifie une nouvelle fois que ce sont les élèves qui risquent de faire les frais de cette mise en danger de la pédagogie. Si on ajoute à cela le mauvais signal de l’augmentation des tarifs de restauration, on a le moins-disant social qui se combine au moins-disant pédagogique.
Nous déplorons que la région Occitanie, anciennement Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, ne soit plus en mesure de satisfaire pleinement, sur le plan financier, les besoins sociaux et éducatifs des élèves, reportant de fait sur les familles une part croissante des charges et des frais.
Nous dénonçons un contexte budgétaire qui ne permet pas la prise en compte des besoins réels de notre établissement, de ses élèves et de leurs familles. Nous appelons à un changement de paradigme pour une réelle évaluation des besoins sans autre considération que celle d’un service public au service des élèves, des familles et des valeurs de la République ».