Les riverains du bois de La Sorède et l’ensemble des Argelésiens opposés à la Sarcellisation de leur commune ont dû déboucher le muscat ce week-end. Le Conseil d’État – la plus haute juridiction administrative française – vient de retoquer le projet de lotissement de 450 logements sur quinze hectares, situé à l’entrée nord de la commune, depuis Taxo jusqu’au bois de la Sorède pour lequel la mairie avait délivré un permis d’aménager
Sur ce site naturel où paissent parfois quelques chevaux, ce projet aurait complètement défiguré l’entrée d’une ville où, malgré une bétonisation à outrance depuis dix ans, la population a baissé de 1,6% en six ans (source INSEE).
Le Conseil d’Etat a suivi les conseils de la rapporteuse, notamment parce qu’il n’y avait pas « d’évaluation des incidences du projet sur les sites Natura 2000. »
C’est une victoire pour les associations locales opposées à ce projet qui avaient saisi l’État après une décision favorable du Tribunal Administratif de Montpellier en 2024.
En attendant, les promoteurs ont encore du béton sur la planche : route de Collioure sur le site de l’ancienne station service, à l’entrée d’Argelès, en venant de Saint-André, et en plein centre ville, route nationale, en lieu et place de l’ancien garage Citroën.
Pour info, ce projet de lotissement était situé à proximité du chemin de Neguebous. En roussillonnais, Neguebous signifie « où se noient les boeufs »…
P.N.

