(Vu sur la Toile)
Bretagne : « Parigot, dehors »… Des voitures de touristes dégradées, une joggeuse agressée
(Article de Camille Allain • Rédaction 20 Minutes)
Journal 20 Minutes.- actes isolés – Plusieurs actes visant des touristes ont été recensés dans le Finistère sud cet été, suscitant la colère des maires
Ce ne sont que quelques faits isolés. Mais ils en disent long sur le sentiment d’une partie de la population. Dans le Finistère, plusieurs voitures immatriculées en Ile-de-France ont été volontairement rayées. Des messages hostiles y ont même été gravés. « Parigot, dehors », peut-on lire sur la peinture rouge d’un véhicule immatriculé en région parisienne. Ou encore un « Non aux Parisiens » ponctué de plusieurs fautes gravé sur le flanc d’une autre voiture qui était stationnée à Plobannalec-Lesconil, à la pointe sud du Finistère.
Agacé par ces quelques faits, le maire Loïc Le Fur a diffusé un message sur la page Facebook de la commune. « Au-delà des dégâts matériels, c’est surtout l’esprit de ces actes qui nous choque profondément. Notre commune a toujours été, et doit rester, une commune ouverte, accueillante et respectueuse de chacun, quelle que soit son origine, son lieu de résidence ou la raison de sa présence parmi nous », rappelle le maire.
Une joggeuse interrogée et insultée
Deux jours plus tard, c’est le maire de la commune voisine de Penmarc’h qui a dénoncé des faits similaires. David Le Berre évoque « un tag anti‑tourisme et xénophobe découvert sur un mur » mais aussi l’agression verbale d’une joggeuse. D’après l’élu, la femme aurait vu des locaux lui demander si « elle était d’ici » avant de se faire insulter. « C’est sidérant », regrette le maire, qui a promis d’effacer le tag rapidement. « Personne n’a à justifier sa présence dans l’espace public », assure David Le Berre.
Les tags visant les touristes restent peu nombreux en Bretagne. Mais depuis quelques années, ils refont surface, sans doute sous l’effet du coût exorbitant des logements, notamment dans des communes où le taux de résidences secondaires peut excéder 70 %. Ou encore du dysfonctionnement des stations d’épuration, qui saturent face à l’afflux estival.
(Source : 20 Minutes)
