(Vu sur la Toile)
Dans les Pyrénées-Atlantiques, une fête municipale annulée après le blocage du village par des forains
(Article de Victorien Cosson • Rédaction journal Le Figaro)
Le Figaro.- Le couperet est tombé. Les fêtes de Nay (Pyrénées-Atlantiques) n’auront pas lieu cette année. L’annonce a été faite par la mairie dans un communiqué diffusé ce mercredi 19 août. «Cette décision a été particulièrement difficile à prendre (…). La municipalité se retrouve dans une situation qui ne lui permet pas de garantir le déroulement des fêtes dans les conditions de sécurité qui s’imposent à nous».
Chaque troisième ou quatrième week-end du mois d’août, la vie de cette petite ville du Béarn est rythmée par ces festivités. Sont au programme notamment, un défilé de chars en ouverture, un bal et un feu d’artifice quotidiens ou encore une fête foraine.
Une décision dictée par la préfecture
Mais cette année, rien de tout ça n’aura lieu en raison d’un différent qui oppose la mairie et les forains, furieux de ne plus pouvoir installer leurs manèges sur la place de la République comme lors des précédentes éditions. Une décision dictée par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques dans le cadre du plan Vigipirate renforcé.
En réaction, ils ont décidé, depuis le 18 août, en début d’après-midi, de bloquer le centre-ville de Nay en plaçant leurs camions sur le pont de Claracq et sur la place de la mairie. Monique Triep-Capdeville, la maire de la commune, indique que les échanges pour trouver une réponse à ce problème ont débuté il y a plusieurs mois.
Une solution avait notamment été proposée pour que les forains s’installent sur «la friche Super U – Centrakor» afin qu’il y ait une zone «fête foraine» et une zone «bal» clairement délimitées et ainsi respecter les consignes de la préfecture.
L’édile avait fixé aux forains un ultimatum, mardi à 20H, pour qu’ils évacuent leurs véhicules. Faute de quoi elle a annulé les festivités qui devaient débuter ce vendredi 21 août et durer cinq jours. «Je suis déçue, affligée pour les associations sportives, les cafetiers, l’association des amis des chars qui œuvrent depuis des mois pour que l’ouverture des fêtes soit belle», déplore Monique Triep-Capdeville.
Une pétition, signée par plus de deux cents personnes, a vu le jour. Elle «demande à la mairie de Nay de reconsidérer sa décision et de rétablir les fêtes pour le bien de toute la communauté. C’est l’occasion pour nous tous de montrer notre solidarité envers les commerçants, les artistes et les jeunes de notre région».
(Source : journal Le Figaro)
