Ce jour, lundi 20 juillet 2026, dans un article, la rédaction de Ouillade.eu a annoncé la tenue, ce mercredi 22 juillet 2026, d’une session extraordinaire du Conseil Départemental des P-O, à Perpignan, sur le thème de l’incendie de Trévillach lequel feu, en une poignée de jours, a avalé quelque 5 000 hectares jusque dans le massif des Aspres

 

https://ouillade.eu/agenda/perpignan-conseil-departemental-mercredi-22-juillet-10h-incendie-de-trevillach-lheure-de-verite/340906

 

 

L’article en question a donné lieu à divers commentaires et réactions, notamment d’experts qui, comme nous à la rédaction, s’interrogent et interpellent sur le fait que les canadairs n’ont pas pu écoper sur le site du barrage de Vinça, pourtant situé à proximité immédiate de l’incendie, lesdits avions bombardiers d’eau auraient été “détournés sur le lac de Villeneuve-de-la-Raho pour cause de tramontane”

“Une chose est sûre, depuis  la tempête Gloria 2020, d’énormes quantités d’arbres déracinés ont été transportées pour ensuite échouer sur les berges des fleuves départementaux”, souligne un élu local. Il poursuit : “Ainsi, sur une grande partie de son lit, la Têt est couverte d’embâcles boisés. Et cela encore plus,  lorsque de fortes pluies tombent pendant plusieurs jours”.

“Une certitude est que pour retirer ces milliers de tonnes de bois maintenant mort, il faut obtenir des autorisations administratives décidées par la DDTM et l’OFB”, ajoute un autre élu local, en précisant : “Celles-ci sont délivrées au compte goutte, l’Etat ayant la main mise sur nos cours d’eau (DDTM sous l’autorité du préfet et l’OFB sous l’autorité du ministère de la Transition écologique)”.

En exemple, un technicien spécialiste de l’environnement et fin connaisseur du territoire départemental, plante le décor et s’en inquiète : “Le syndicat Mixte du Bassin Versant de la Têt (SMBVT – présidé par Pierre Parrat) qui possède un budget “entretien de la Têt” soumis au bon vouloir de ces administrations tatillonnes – le Conseil Départemental 66 lui-même soumis à cet imbroglio qu’est devenu la loi sur l’eau – Ainsi, sur des kilomètres de rivière rien n’a été fait, et quand bien même leurs budgets eussent été colossaux, l’idéologie écologique consistant à laisser les rivières en l’état a pris largement le dessus sur le bon sens paysan”.

Voilà donc où nous en serions arrivés  : ne rien nettoyer afin de laisser tranquille les juncus, les crapauds, les émydes lépreuses ou autres mollusques d’eau douce ???

Un agriculteur domicilié professionnellement dans le massif des Aspres n’y va pas non plus par quatre chemins : “Si Mme Malherbe, la présidente du Département, a convoqué une assemblée départementale extraordinaire, c’est certainement pas pour parler de la tramontane, laquelle souffle tout autant et avec la même énergie à Villeneuve-de-la-Raho qu’à Vinça ! Ridicule comme version et fumeux comme tentative d’explication. Souhaitons que Nicolas Garcia, son 1er vice-président à la tribune et dans l’hémicycle du Conseil départemental, sommité en pays catalan de l’Eau ferrugineuse des P-O, puisse apporter un début de solution constructif…”.

Si l’Opposition de droite, du centre et d’ailleurs joue pleinement son rôle, lors de cette réunion extraordinaire de l’Assemblée départementale des Pyrénées-Orientales, alors les débats risquent d’être corrosifs, pour le moins !

 

L.M.